Caelestis

à propos

NATURE adj. inv. et n. f.


Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai été entouré de plantes.


J’aimais les voir grandir, leurs nouvelles feuilles fraîchement dépliées qui luisaient au soleil, les voir s’épanouir au printemps en embaumant de leur parfum le jardin de mon enfance.


L’odeur de la terre humide après l’arrosage d’été.

Le son de la pluie sur les branches me berçait et me réconfortait dans mes tourments.

Les insectes et arachnides colorés sur les pétales paraissaient appartenir à un autre monde.


Les chats aimaient s’endormir dans les pots à l’ombre des feuillages.


Les couleurs d’automne rouge orangé transformaient le jardin en une atmosphère féerique.




On m’a très tôt appris à respecter la nature comme un être vivant. Un tout qui nous autorise, nous humains, à vivre.


J’ai été témoin de l’amour que l’on pouvait lui donner et des pouvoirs que ça procurait.


Ma grand-mère paternelle a toujours eu un balcon fleuri. Elle a toujours aimé les plantes, et elles le lui rendaient bien. Toujours plus grandes, toujours plus vibrantes et colorées.


Et elle aimait peindre cette nature.

Une toile ne restait vierge qu’un temps avant de se transformer en véritable carte postale.


J’ai été baigné dans cet univers depuis ma naissance. Oscillant entre art et nature.


Pourtant, pendant longtemps, je ne souhaitais pas devenir artiste.


Ce n’était pas mon rêve d’enfant.

J’ai entendu trop d’histoires moroses et tristes, ne serait-ce que dans ma propre famille, pour que ça me fasse rêver.


Mais la nature a toujours été mon ancrage.

J’ai suivi cette voie-là pour voir jusqu’où je pouvais aller.

J’ai fait un bac technologique avec une option aménagement du territoire, puis un BTS agricole en Gestion et Protection de la nature.

Le nom fait rêver, n’est-ce pas ?


La réalité a été bien différente.


Je ne regrette pas mon diplôme, il m’a beaucoup appris. Mais il m’a aussi dégoûté de cette industrie.


Oui, la nature qu’on apprend est une industrie.


Et ce n’est pas celle que je côtoie dans mon quotidien, pas celle que je vois autour de moi.


Alors, j’ai changé de direction.


J’ai pris un nouvel encrage. Et je le suis encore aujourd’hui.

Je ne montre pas la nature dans son ensemble. Je te montre celle que je perçois, celle qui m’entoure et auprès de laquelle j’apprendrai certainement toute ma vie.


J’aime le mouvement, je me base sur mes sensations pour créer.

Mes techniques diffèrent entre illustrations et peintures.

L’expérimentation fait partie de ma démarche.

Je n’arrêterai pas d’apprendre de nouvelles choses. Je m’en imprègne et m’en nourris dans mon art.


Ce qui te paraît diffus m’apparaît net, ce qui te semble hétérogène m’est essentiel.


Je te partage ma vision unique du monde dans lequel je vis, mélangeant le visible avec l’invisible, le matériel avec l’immatériel.


Ici, la création est une exploration.


Si ces mots résonnent,

Bienvenue.

63 jours